jeudi 1 novembre 2012

Le combat national et social du Québec est toujours aussi actuel et pertinent

LE COMBAT NATIONAL ET SOCIAL DU QUÉBEC EST TOUJOURS AUSSI ACTUEL ET 
PERTINENT


Les patriotes sociaux considèrent que le combat pour la libération nationale et sociale du peuple québécois est toujours aussi pertinent après plus de 250 ans de domination anglo-saxonne. Lors des élections du  7 avril
2014, le Parti Québécois a perdu le pouvoir aux mains du Parti libéral dirigé par Philippe Couillard après avoir tenté de promouvoir une charte de la laïcité, qui tout en cherchant à limiter les accommodements déraisonnables réclamés par des minorités ethniques et religieuses, mettait en péril ce qui reste de notre héritage catholique. Le PQ n'a pas cherché à mettre un terme aux politiques d'austérité et de réduction des programmes sociaux et a crée beaucoup d'insatisfaction chez nombre de ses partisans. Il a agi de la même manière qu'à l'époque de Lucien Bouchard et Bernard Landry entre 1996 et 2003. Aujourd'hui nous sommes dirigés par un gouvernement libéral majoritaire bien déterminé à sabrer d'une manière encore plus drastique dans nos acquis sociaux, résolu à reléguer le combat pour l'indépendance nationale aux oubliettes de l'histoire et à promouvoir l'immigration de masse et le multiculturalisme.

Le PLQ symbolise depuis fort longtemps l’asservissement du Québec au joug canadien-anglais et défend les intérêt du patronat et de la haute finance. Sans compter ses accointances avec le puissant lobby sioniste qui le soutient fermement depuis des décennies. Nous n’oublions pas la décision controversée et vertement décriée du gouvernement Charest de subventionner à 100% les écoles privées juives, qui bien souvent ne respectent pas le programme du ministère de l’Éducation, en 2005. Il a du reculer devant la grogne populaire que cette décision scandaleuse avait causée. Il faut dire que bien des donateurs au PLQ sont de confession juive comme par hasard!

Depuis son retour au pouvoir le Parti libéral a réformé les régimes de retraite des employés municipaux, avec le projet de loi 3 adopté en décembre dernier, en haussant le taux de cotisation des employés à 50%, alors qu'auparavant il se situait entre 25 et 35%. Le gouvernement veut aussi imposer le remboursement du déficit des caisses de retraites à part égale aux travailleurs municipaux et aux municipalités. Ce déficit a été causé par les congés de cotisations que nombre de villes du Québec ont pris dans le passé alors que le taux de rendement boursier était élevé et il s'est approfondi lors de la crise financière en 2008. Les employés municipaux doivent donc payer plus aujourd'hui pour leur retraite parce que leur employeur a négligé de payer  sa part pendant plusieurs années! Le gouvernement Couillard a décidé également de mettre fin au tarif universel pour les centres de la petite enfance (garderies à but non lucratif ou coopératives subventionnées par le gouvernement) en faisant payer les parents selon leurs revenus. Lors de la mise sur pied des CPE en 1997 le tarif était de 5$ par jour par enfant, a été augmenté à 7$ en 2004 et à 7.30$ en 2014. Depuis le 1er avril 2015 les tarifs varient entre 8$ et 20$ par jour, une attaque supplémentaire contre les familles de la classe moyenne qui sont déjà prises à la gorge par notre système fiscal. A tout ceci s'ajoutent les coupures dans les domaines de la santé et de l'éducation, le gel de l'embauche dans le secteur public, des possibilités de gels salariaux pour les employés de l'État, etc.

Le printemps qui s'en vient risque d'être assez mouvementé au Québec si l'on se fie à la campagne orchestré par des syndicats, des associations étudiantes et des organismes communautaires sous le nom de Printemps 2015(1). Le mot d'ordre de grève sociale a été lancé pour combattre les politiques d'austérité qui n'en finissent plus de nous appauvrir depuis de nombreuses années. L'utilisation du mot printemps fait référence bien sûr au printemps 2012 marqué une puissante grève étudiante et des manifestations de masse dans la rue contre la volonté du gouvernement libéral de Jean Charest de hausser d'une manière drastique les frais de scolarité à l'université. Il y a beaucoup de grogne présentement contre les dernières mesures antisociales du gouvernement Couillard et il faudra ce mouvement de près. C'est certain que l'extrême-gauche aura une présence marquée dans ce mouvement de contestation mais ce n'est pas une raison pour que les nationalistes sociaux s'abstiennent d'y participer et de le soutenir. Nous ne devons pas laisser aux communistes et aux anarchistes le monopole des luttes sociales.

Tout ceci nous amène à constater que le combat pour l’indépendance nationale et pour la justice sociale est donc loin d’être terminé et qu'il ne doit pas se confiner au parlement loin de là! Nous savons très bien que les vrais centre de pouvoir ne sont pas au parlement, malgré la propagande des médias bourgeois qui tentent de nous convainc que nous vivons dans une véritable « démocratie » et qu’en votant nous exerçons notre devoir de citoyens! L’indépendance de la nation québécoise sera une véritable révolution contre le pouvoir du grand capital apatride et mondialiste qui cherche par tous les moyens à détruire notre identité et notre culture, notamment en favorisant  l’immigration de masse, et le métissage qui vient avec, et en encourageant la progression sans fin de la langue anglaise au détriment de notre langue française ainsi que de toutes les langues minoritaires dans le monde. Actuellement plus de 50000 immigrant-es arrivent au Québec chaque année, alors que notre nation en compte près de 8 millions. Les problèmes sociaux ne cessent de se multiplier (chômage, création de ghettos ethniques, gangs de rue, etc) et l’équilibre social du peuple québécois en est grandement affecté. Les immigrants se font miroiter une vie de rêve au Québec et quant ils arrivent ici ils sont aux prises avec le déracinement , le chômage et d’autres problèmes d’adaptation sociale. Il faut bien préciser que ce ne sont pas eux que nous considérons comme les vrais responsables du problème, mais bien l’oligarchie mondialiste qui encourage l’immigration comme moyen de niveler par le bas nos conditions de vie et de travail.

Pour nous présenter brièvement, le Cercle Militant Québécois veut revenir aux sources de l’indépendantisme québécois et se réclame de l’héritage du journal La Nation et des Jeunesses Patriotes qui furent les précurseurs de notre combat national et social dans les années 30. Nous nous réclamons aussi de l’Alliance Laurentienne fondée par Raymond Barbeau en 1957. Ces différents mouvements, en plus d’être profondément patriotiques, prônaient le corporatisme social et économique et étaient attachés à la foi catholique de nos ancêtres. Ils revendiquaient la l’avènement d’une société basée sur l’harmonie sociale et le respect mutuel des droits et devoirs des ouvriers et des patrons au lieu d’une stérile et destructrice lutte des classes. Ils défendaient la doctrine sociale de l’Église Catholique face aux agitateurs marxistes et anarchistes qui voulaient détruire les fondements de notre société au nom de l’internationalisme « prolétarien ». Comme l’affirmait si bien le Manifeste de l’Alliance Laurentienne : « On prétend que la lutte des classes est un fait nécessaire et universel. Au contraire, c'est la lutte entre clans, tribus, nations et empires qui engendre les haines, les misères, les guerres et le despotisme. L'harmonie et la paix reviendront dans le monde lorsque chaque nation sera libre : « LIBERTÉ POUR LES PERSONNES, LIBERTÉ POUR LES PEUPLES ! » (1).Ou encore : « Réaliser un gouvernement laurentien d'inspiration chrétienne, qui perpétuera les saines traditions et permettra l'épanouissement complet du peuple canadien-français, selon la formule : « Un gouvernement de la Patrie, par la Nation, pour le Peuple. » (2). Le CMQ se réclame également de la pensée du grand prêtre et historien national Lionel Groulx qui a vaillament défendu l’identité francophone dans ses écrits et célébré la mémoire des bâtisseurs de notre nation depuis l’époque de la Nouvelle-France jusqu’au XXième siècle.


Richard Chartrand
Directeur du Cercle Militant Québécois

(1): http://printemps2015.org/fr/
(2) et (3) : http://biblio.republiquelibre.org/Manifeste_de_l%27Alliance_laurentienne